.X.
Modeste proposition pour soulager le gouvernement du coût des femmes
battues et leur promettre un avenir meilleur.
battues et leur promettre un avenir meilleur.
N'est-il pas triste de voir une femme, jolie ou moche, grande ou petite, mince ou grosse, brune ou blonde, ou encore rousse, bref, de voir n'importe quelle femme couverte de rougeurs ou de bleus sur tout le corps, le visage maussade, l'air triste, le regard perdu, vide et dénué d'expression ? Ces pauvres femmes qui ont toutes les caractéristiques des femmes battues par leurs maris, mériteraient un tout autre destin que celui qui leur est réservé.
C'est pourquoi je propose en toute utilité de prendre leur avenir en main, afin de leur faire acquérir un mieux-être nécessaire à leur épanouissement. Ces femmes, battues par leurs maris donc, n'ont sans aucun doute pas de futur paisible ou agréable à imaginer. De ce fait, la plupart d'entre elles, les moins affaiblies par les coups qui leur sont destinés et qui ont encore le courage de s'en sortir, celles désireuses de se forger un véritable avenir, pourraient aller, en parfait anonymat, se plaindre aux autorités du mauvais traitement que leur inflige leurs maris.
C'est ici que j'interviens et propose mon idée. Les autorités devraient arrêter ces femmes qui se plaignent. Ainsi, en prison, elles seraient nourries, blanchies et logées, et ne recevront bien sûr, plus de coups de leur mari ou même d'autre personne, puisqu'elles seraient en plus protégées par de véritables barreaux de métal, incassables, qui leurs assureraient une protection totale envers les gens désireux de leur nuire. Par conséquent, le nombre de femmes battues baisserait instantanément, et ne poserait plus de problème auprès du gouvernement. Il faut savoir aussi que les femmes battues, coutent énormément d'argent à l'état, en soin, à la sécurité sociale, en attaque de procédure ou en justice. C'est pourquoi il serait bon pour le gouvernement de les placer de suite en prison.
Le gouvernement d'ailleurs, pourrait en tirer de véritables bénéfices. Si ces femmes battues sont placées en prison, alors leurs maris ne seraient pas forcés d'être placés dans des hôpitaux psychiatriques, dont d'après mes études et mes recherches chaque place coute une fortune à l'état, tandis qu'en prison, la place est beaucoup moins couteuse. De plus, elles pourront effectuer des travaux d'intérêts généraux et se rendre utiles à l'état. Et puis, bien sûr, si tous ces hommes étaient placés en centre de redressement, ces derniers ne pourraient plus travailler et donc ne pourraient plus rapporter d'argent à l'état.
Car bien sûr, si ces femmes sont battues, c'est qu'il y a forcément une raison. Les femmes sont d'humeur moins travailleuse que les hommes et d'après mes sources et mes renseignements auprès d'un ami de haute renommée et reconnu mondialement pour son intelligence, je puis assurer que la plus grande majorité des femmes battues, sont battues pour le fait qu'elles ne désirent pas travailler, et préfèrent passer leurs journées chez elles, à soit disant s'occuper de leurs enfants, pour celles qui en ont, ou de faire le ménage ou la cuisine, tranquillement dans leurs maisons, pendant que leurs maris se tuent au travail, ce qui bien entendu énerve ceux-ci et ne rapporte pas un sou à l'état.
De plus, si ces femmes voulaient se prélasser tout au long de l'année, elles n'avaient qu'à réfléchir avant de se marier avec ces hommes, ou même de se mettre en concubinage avec ceux-ci, et auraient pris le soin de ne pas poser de problème à ces pauvres hommes, qui auraient préférés rester seuls que d'avoir un fardeau aussi lourd qu'une femme sur les épaules. Si elles sont avec eux, c'est qu'elles l'ont choisie et doivent par conséquent assumer leurs actes. Mais malgré cette grossière erreur de leur part, je leur pardonne en leur proposant donc cette solution.
Les seules motivations qui m'ont poussées à faire cette proposition est bien sûr d'assurer le bien être des femmes qui subissent une légère punition de leurs maris, et de soulager le gouvernement du coût des femmes battues.
Camille Ritheers.
.X.
Humeur : Crevée
Ecoute : M - La fleur ♪


